Racisme d'Etat & discours et crimes de haine en Turquie: Les mesures à adopter

Mis à jour : juin 15

Alexis Krikorian



"The racist and fascist approach that led to the death of George Floyd in the US city of Minneapolis as a result of torture has not only deeply saddened all of us, but it has also become one of the most painful manifestations of the unjust order we stand against across the world".


Deux des 4 tweets de Recep Tayyip Erdoğan du 28 mai 2020, suite à l'assassinat de George Floyd par la police américaine.

La réponse la plus cinglante est sans doute venue, toujours sur Twitter, de "Black Socialists in America" le 29 mai 2020 : "Shut the fuck up, fascist". Deux semaines plus tard, les masques tombaient après l'annonce par Twitter de la suspension (le 11 juin) de plus de 7 000 faux comptes liés à l'AKP , le directeur de la communication d'Erdoğan, F. Altun, accusant dès lors Twitter de "soutenir et promouvoir la propagande noire de la part d'entités anti-turques[0]".

Racisme anti-arménien et violences policières

Lors de la campagne présidentielle de 2014, le même Recep Tayyip Erdoğan déclarait pourtant: "Dans le passé, ils ont répandu des rumeurs sur moi. Ils ont dit que j'étais géorgien. Excusez-moi, mais ils ont dit des choses plus laides encore. Ils ont dit que j'étais Arménien![1]".

Le 3 juin 2015, lors d'un discours de campagne électorale à Bingöl, Erdoğan déclarait encore que "le lobby arménien, les homosexuels et ceux qui croient en un 'Alevisme sans Ali' - tous ces représentants de la sédition sont des bienfaiteurs du HDP".

Le 11 mai 2020[2], Erdoğan, encore lui, a décrit les "lobbies arménien et grec" comme des "puissances maléfiques".

Le jour même où Erdoğan faisait ses déclarations fallacieuses et opportunistes sur la mort de George Floyd, la Fondation Hrant Dink déclarait recevoir des menaces de mort[3]. Une croix à l'entrée d'une église arménienne du quartier de Kuzguncuk à Istanbul était arrachée[4]. Trois semaines plus tôt, un homme tentait de mettre le feu à la porte d'une autre église arménienne d'Istanbul[5].

En matière de violence policière, la Turquie n'a pas non plus de leçon à donner au monde. Lors des manifestations de Gezi en 2013, par exemple, 11 personnes ont été tuées côté manifestants, dont le jeune Berkin Elvan âgé de 15 ans à peine. Il y eu également des milliers blessées et neuf personnes étaient encore portées disparues à fin juin 2013[6].

Un racisme d'Etat aux racines profondes

Lorsque les forces de sécurité turques ont rasé une partie de la ville de Cizre en septembre 2015[7] [8], elles annonçaient au haut-parleur à la population kurde locale : "Bâtards d'Arméniens, nous vous enverrons tous en enfer[9]". Le 27 février 2016, le Premier Ministre Ahmet Davutoglu déclarait : "Les Kurdes collaborent avec les Russes comme les gangs arméniens dans le passé[10]". Selahattin Demirtas, l'ex-leader du HDP emprisonné depuis novembre 2016, a lui-même souvent été "accusé" d'être "arménien"[11]. Pour le ministre arménien des affaires étrangères de l'époque, les remarques du premier ministre turc portait reconnaissance implicite du génocide des Arméniens. Pour le député HDP Garo Paylan, le Premier Ministre a eu recours à un discours de haine[12].

En Turquie on peut vraiment parler de racisme d'Etat à l'encontre des minorités non musulmanes et non sunnite, ou assimilées.

La loi sur les noms de famille du 21 juin 1934[13] a interdit certains noms de famille qui contiennent des connotations de cultures, de nations, de tribus et de religions étrangères. Par conséquent, de nombreux Arméniens, Grecs et Kurdes ont été contraints d'adopter des noms de famille de restitution turque. Les noms se terminant par "ian, of, ef, viç, is, dis, poulos, aki, zade, shvili, madumu, veled, bin" (noms d'origine arménienne, russe, grecque, albanaise, arabe, géorgienne, kurde et autres) n'ont pas pu être enregistrés, ils ont dû être remplacés par "-oğlu".

Comme l'a révélé le journal Agos en août 2013[14], les citoyens d'origine arménienne sont codés de manière secrète par l'Etat turc avec le chiffre "2", les Grecs avec le chiffre "1" et les Juifs avec le "3". Le système de codage secret dans des registres d'Etat aurait été en place depuis 1923, l'année de la fondation de la République turque. Ce profilage illégal basé sur l'ethnicité et la religion constitue une pratique injuste et discriminatoire. Par conséquent, les minorités non musulmanes sont exclues de certains postes dans les services publics, les forces de police, l'armée ou le système judiciaire.

Le tableau suivant traduit à lui seul l'impact, dans la durée, du racisme d'Etat en Turquie sur la composition de la population résident en Turquie avec une baisse de la proportion des non-musulmans au bas mot de près de 20% au début du 20ème siècle à 0,1% aujourd'hui, la part des non-musulmans ayant poursuivie sa baisse entre 2005 (dernière année du tableau ci-dessous) et aujourd'hui, passant de 0,2 à 0,1% sur cette période (Notons que le nombre d'Arméniens en 1914 est ici sous-évalué, probablement à des fins politiques, certains experts donnant la population arménienne de l'Empire ottoman en 1914 comprise entre 2 et 3 millions d'individus[15]).

Populations musulmane et non-musulmane (Turquie) 1914–2005 (en milliers)[16]

Le déclin de la population non-musulmane est bien entendu dû en premier lieu au génocide de 1915. Mais pas seulement, la réduction de la part des non-musulmans s'est poursuivie tout au long du 20ème siècle et peut-être reliée au recours par les autorités à des méthodes telles que: les crimes et discours de haine (en 2002 des femmes âgées arméniennes ont été assassinées par exemple, tout comme en 2012[17]), les pogroms, les expulsions ou déplacements forcés, ou encore des pratiques sociales et économiques discriminatoires comme la confiscation des biens ou la taxe Varlik de 1942.

Une recherche approfondie de la Fondation Hrant Dink[18] a démontré que pour la seule Istanbul sur les 1328 propriétés détenues par les 53 fondations arméniennes, 661 ont été confisquées par le gouvernement turc.

"L'impôt sur le capital[19]" (taxe Varlik) fut un impôt prélevé sur les citoyens turcs en 1942, dans le but déclaré de collecter des fonds pour la défense du pays en cas d'entrée éventuelle dans la Seconde Guerre mondiale. Ceux qui ont le plus souffert ont été les non-musulmans (Juifs, Grecs, Arméniens), qui contrôlaient encore une grande partie de l'économie. Les Arméniens ont été le plus lourdement taxés. Selon Klaus Kreiser[20] , il s'agissait pour le Président Inönü d'expulser les minorités qui contrôlaient l'économie turque et de placer cette dernière sous contrôle turc.

Montant des impôts à payer selon les groupes:

Arméniens - 232%

Juifs - 179%

Grecs - 156%

Musulmans - 4,94 %.

En janvier 2007, le journaliste et leader non officiel de la communauté arménienne de Turquie, Hrant Dink, fut assassiné devant son journal "Agos" (Sillon). Son avocate, Fethiye Cetin (qui a découvert ses propres racines arméniennes cachées, expérience qu'elle a relaté dans "Le livre de ma grand-mère[21]"), déclarait dans une interview au journal Al-Monitor[22] en 2015: "Ogun Samast [le meurtrier de Hrant Dink] a crié en tirant sur Hrant Dink. "Meurs, Arménien !" Pourtant, il n'avait jamais connu ou rencontré un autre Arménien de sa vie. Au tribunal, Samast a déclaré : "Si j'avais su que Dink avait une famille, des enfants, je ne l'aurais pas tué". Cela explique comment le système politique produit des vies jetables. L'Arménien est l'une de ces vies sans valeur. Les nouvelles générations apprennent à voir les Arméniens non pas comme des êtres humains, mais comme une entité à mépriser et à détruire, le pire ennemi qui soit. Et les programme scolaires ne cessent de jeter de l'huile sur le feu".

Dans le même article, Hatice Altinisik (HDP) déclarait:

"Pendant des décennies, les gouvernements turcs ont essayé d'effacer toute trace d'identité arménienne en Anatolie. Les meurtres et l'immigration forcée n'ont pas suffi. Les noms des villes, des rues et même des recettes ont été modifiés. Leurs églises sont devenues des mosquées. Ils ont tenté de réécrire l'histoire. Maintenant, ils disent aux habitants de Cizre, sous couvre-feu pendant neuf jours, "Vous êtes tous des Arméniens". Cela nous montre que le concept inventé d'"une nation, une croyance" s'est effondré. Ils n'ont pas réussi à détruire les fantômes arméniens de l'histoire".


En tant que personne d'origine arménienne, je peux témoigner que le guide officiel, lors d'une visite du palais de Dolmabahce en 2005 niait que l'architecte du Palais ait été Balyan. Il s'agissait, selon lui, du sultan lui-même. En 2014, lors d'une visite d'Ani, la capitale arménienne de l'an 1000, j'ai de la même façon pu constater que le terme "arménien" ne figurait nulle part dans la littérature touristique du site. Les marchands ayant fait construire des églises sont décrits comme des marchands "riches", du "moyen-âge", ou encore "bagratides". Jamais comme "arméniens". Le village de mon grand-père Krikor, Morenig, a été rebaptisé en "Catalcesme", etc.

De la possibilité d'une autre Turquie


En tant que défenseurs des droits humains, nous savons pourtant qu'il y a une autre Turquie, une Turquie inclusive, une Turquie non raciste, une Turquie respectueuse des droits humains qui est prête à accepter son passé et à aller de l'avant. On l'a vu en masse dans les rues d'Istanbul le 23 janvier 2007 lors des funérailles publiques de Hrant Dink, les plus grandes funérailles de Turquie depuis celle d'Atatürk avec plus de 100'000 personnes dans la rue. Les autorités, qui voulaient dans un premier temps interdire cette manifestation, ont été débordées et ont du laisser le cortège défiler de la place Taxim à la vieille ville en passant par Agos et le Tarlabasi Bvd. La foule portait des pancartes en turc, kurde et arménien. Certaines disaient: "Article 301 tueur", en référence à l'article du code pénal qui avait vu la condamnation de Hrant Dink pour atteinte à la "turcité". La foule scandait : "Nous sommes tous Hrant Dink, nous sommes tous des Arméniens". Cette autre Turquie s'est aussi battue pour obtenir une condamnation digne de ce nom pour le jeune soldat d'origine arménienne Sevag Balikci qui avait été assassiné le 24 mai 2011, jour de commémoration du génocide des Arméniens. Après des années de procédure et des verdicts complaisants, l'accusé Kıvanç Ağaoğlu, a finalement été condamné, récemment, à 16 ans et 8 mois de prison[23].

Cette vision d'une Turquie plurielle, lucide sur son passé a, à ce jour, malheureusement peu de chance de se concrétiser majoritairement au plan politique tant le nationalisme et l'hyper-nationalisme semblent être la chose la mieux partagée du CHP au MHP and passant par le parti Iyi et l'AKP.

La prévalence des discours de haine


En février 2015, des banderoles célébrant le génocide ont été aperçues dans plusieurs villes de Turquie (photo ci-contre). On pouvait y lire : "Nous célébrons le 100ème anniversaire de la purification des Arméniens dans notre pays. Nous sommes fiers de nos glorieux ancêtres". Les auteurs ont-ils été poursuivis en justice? Poser la question est y répondre malheureusement. Il nous faudrait pourtant arriver à une situation où les auteurs de tels discours de haine soient non seulement poursuivis, mais lourdement condamnés.

La Fondation Hrant Dink suit les discours de haine en Turquie depuis 2009. Au cours de la dernière période étudiée, on se rend compte que les trois groupes les plus visés par les discours de haine sont dans l'ordre: les Arméniens, les Juifs et les Syriens. L'apparition des Syriens dans ce triste classement traduit la réalité de la présence de plus de trois millions de réfugiés syriens sur le sol turc. En 2009, les Syriens ne figuraient pas en tête du classement, pas plus que les Français, stigmatisés pour l'inscription du 24 avril au calendrier officiel de la République française. En revanche, le groupe qui revient constamment en première place des discours de haine en Turquie sur la période étudiée (2009 - 2019) reste le même - à des rares exceptions près : les Arméniens.

Source: Media watch on hate speech report (Jan.- April 2019). Fondation Hrant Dink.

De l'absence de réponse législative aux discours de haine

La réponse législative au phénomène prévalent des discours et des crimes de haine en Turquie est complètement déficiente. Le code pénal, dans son article 301, protège la nation turque (après avoir protégé la "turcité"), tout en excluant les communautés historiquement stigmatisées et les minorités sexuelles du champs des crimes et des discours de haine. Ces dernières ne sont donc pas protégées par la législation turque, ce qui conduit à la banalisation de la violence motivée par la haine contre des communautés déjà marginalisées en raison de leurs identités ethniques et sexuelles distinctes.

La justice turque ne protège par les minorités des discours ou des crimes de haine. Elle préfère au contraire limiter les déclarations en faveur de la protection des minorités, s'attaquant ainsi de manière éhontée à la liberté d'expression[24]. La justice se concentre sur les critiques adressées au gouvernement actuel ou aux gouvernements passés. La loi 5816 (qui protège la mémoire d'Atatürk) a par exemple été utilisée pour bloquer l'accès à Facebook ou à Youtube à de nombreuses reprises. La loi Internet (n° 5651 portant sur la réglementation des publications sur Internet et la lutte contre les crimes commis par le biais de ces publications) restreint également la liberté d'expression en ligne. Wikipédia a ainsi été bloqué en Turquie pendant près de 3 ans en raison de cette loi 5651 à cause d'un article sur le terrorisme d'Etat dans lequel la Turquie était décrite comme sponsor d'ISIS et d'Al-Qaeda[25]. De plus, si une personne "traite" une autre personne d'"Arménienne" ou de "Gitane", ces expressions peuvent être interprétées comme une insulte[26]. Il suffit ici de rappeler la déclaration d'Erdoğan en 2014 pour voir que cette interprétation vient du plus haut sommet de l'Etat. En 2008, la députée Aritman (CHP) avait "traité" le président d'alors, Abdullah Gül d'"Arménien". Gül avait alors porté plainte et cherché des dommages et intérêts symboliques de 1 livre turque pour fausse allégation et "diffamation publique de sa position d'homme d'Etat"[27]. Un monde à l'envers dans lequel la personne qui "traite" une autre d'"Arménien" n'est pas poursuivie pour discours de haine, mais pour diffamation! Un monde si sûr de lui qu'il se permet de donner des leçons de racisme au reste du monde.

De manière assez logique, les statistiques officielles n'incluent pas d'informations sur les crimes ou les discours haineux[28].

Nos recommandations pour lutter contre le racisme d'Etat:

- Mettre fin au codage secret des minorités dans les registres d'Etat; Ouvrir les postes de la fonction publique interdits aux minorités;

- Abroger l'article 301 du code pénal relatif aux "insultes à la nation turque";

- Abroger la Loi 5816 relative à la mémoire d'Atatürk ;

- Reconnaissance par l'Etat du droit à la vérité des minorités vivant en Turquie;

- Restituer tous les biens confisqués aux minorités;

- Etablir un système permettant de recueillir les données sur les violences racistes et homophobes et les rendre publiques; confier à un organe indépendant le pouvoir d'enquêter sur les cas présumés de fautes commises par des membres de la police ou d'autres forces de sécurité, y compris les mauvais traitements infligés aux membres des groupes vulnérables[29]; publier les statistiques sur les mesures disciplinaires et les enquêtes judiciaires concernant les agents de la force publique;

- Eliminer tout racisme des livres scolaires.

Nos recommandations pour un cadre législatif permettant de combattre réellement les discours et les crimes de haine:

Code pénal turc:

- Modifier le code pénal turc de façon à inclure l'ethnicité et l'orientation sexuelle dans les comportements motivés par la haine interdits;

- Définir les crimes de haine dans la section des définitions du code pénal;

- Prévoir des circonstances aggravantes dans le code pénal en cas de crimes ou de discours de haine;


Plus spécifiquement[30]:

- Inclure les motifs de l'origine ethnique, de la couleur, de la langue, de la citoyenneté, de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre parmi les motifs interdits aux articles 122, 125 et 216 et toutes les autres dispositions du code pénal visant à lutter contre le racisme et l'homo/la transphobie;

- Abolir la restriction de l'article 216 selon laquelle il doit y avoir une menace à l'ordre public;

- Prévoir explicitement que la motivation raciste et homo/transphobe constitue une circonstance aggravante pour toute infraction ordinaire.

Ratification de traités internationaux:

- Ratifier le Protocole n°12 de la Convention européenne des droits de l'homme qui interdit de manière générale toute forme de discrimination (dont celle des minorités nationales);

- Ratifier la convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement[31];

- Ratifier le Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité, relatif à l'incrimination d'actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques;

- Reconnaitre la procédure de plainte individuelle prévue à l'article 14 de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

Autres:

- Donner aux ONG compétentes le droit de porter plainte dans le domaine des discours et des crimes de haine;

- Donner leur indépendance à l'autorité de l'égalité et des droits humains et à l'institution du médiateur.

- Que les médias se dotent de manière indépendante de mécanismes d'autorégulation et élaborent des chartes d'éthique;

- Que le Parlement et le gouvernement adoptent des codes de conduite interdisant les discours de haine et que les autorités encouragent les partis politiques à faire de même. Ces codes de conduite devraient prévoir des mécanismes de plainte et des sanctions adéquates en cas de violation des codes, y compris la suspension du mandat et la condamnation sans ambiguïté du discours de haine[32]

Notes:


[0] https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/06/turkey-twitter-trolls-ankara-fury-erdogan-suspend-accounts.html

[1] https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/10/turkey-armenian-kurds-minorities-forced-to-be-turkish.html#ixzz6OZPTlyig [2] https://ahvalnews.com/turkey-coronavirus/erdogan-announces-new-curfew-alongside-normalisation-stepshttps://www.hurriyetdailynews.com/minorities-in-turkey-tagged-by-race-codes-official-document-reveals-51849 [3] https://bianet.org/5/97/224960-hrant-dink-foundation-says-it-receives-death-threats. Quelques jours après, face à la minimisation des autorités, l'avocate F. Cetin déclarait qu'il ne s'agissait pas d'un incident isolé, loin de là. [4] https://www.duvarenglish.com/domestic/2020/05/28/cross-ripped-off-from-armenian-church-in-istanbul/ [5] https://www.duvarenglish.com/domestic/2020/05/09/man-attempts-to-burn-istanbul-church-for-spread-of-coronavirus-in-turkey/ [6] https://en.wikipedia.org/wiki/Casualties_of_the_Gezi_Park_protests#Deaths [7] https://en.wikipedia.org/wiki/Cizre_operation_(2015) [8] https://www.bbc.com/news/world-europe-36354742 [9] https://www.hrw.org/news/2015/12/22/turkey-mounting-security-operation-deaths [10] https://www.al-monitor.com/pulse/sites/almonitor/contents/articles/originals/2016/03/turkey-armenia-akp-insults-of-kurds-armenians.ac.html [11] Id. [12] Id. [13] https://en.wikipedia.org/wiki/Turkification [14] https://www.hurriyetdailynews.com/minorities-in-turkey-tagged-by-race-codes-official-document-reveals-51849 [15]https://fr.wikipedia.org/wiki/Population_arm%C3%A9nienne_ottomane#:~:text=Un%20article%20de%20Wikip%C3%A9dia%2C%20l,%2C3%20millions%20d'Arm%C3%A9niens. [16] Icduygu, A., Toktas, S., & Soner, B. A. (2008). "The politics of population in a nation-building process: Emigration of non-Muslims from Turkey." Ethnic and Racial Studies, 31 (2).

[17] https://www.hurriyetdailynews.com/murders-disturb-armenian-turks-38733 [18] https://armenianweekly.com/2012/12/06/2012-declaration-a-history-of-seized-armenian-properties-in-istanbul/ [19] https://en.wikipedia.org/wiki/Varl%C4%B1k_Vergisi [20] https://en.wikipedia.org/wiki/Turkification [21] https://www.babelio.com/livres/Cetin-Le-livre-de-ma-grand-mere/817415 [22] https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/10/turkey-armenian-kurds-minorities-forced-to-be-turkish.html#ixzz6OZPTlyig [23] https://bianet.org/5/116/218523-sevag-balikci-case-defendant-sentenced-to-prison-for-conscious-and-reckless-killing [24] https://hrantdink.org/attachments/article/304/Hate-Crimes-and-Hate-Speech.pdf [25]https://en.wikipedia.org/wiki/Block_of_Wikipedia_in_Turkey [26] https://hrantdink.org/attachments/article/304/Hate-Crimes-and-Hate-Speech.pdf [27] https://www.hurriyet.com.tr/gundem/gul-files-suit-against-aritman-10624092 [28] https://hrantdink.org/attachments/article/304/Hate-Crimes-and-Hate-Speech.pdf [29] https://rm.coe.int/fifth-report-on-turkey/16808b5c81 [30] https://rm.coe.int/fifth-report-on-turkey/16808b5c81 [31] Dont l'article 5 stipule que l'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix et dont l'article 6 reconnait aux membres des minorités nationales le droit d'exercer des activités éducatives qui leur soient propres, y compris la gestion d'écoles et, selon la politique de chaque État en matière d'éducation, l'emploi ou l'enseignement de leur propre langue. [32] https://rm.coe.int/fifth-report-on-turkey/16808b5c81

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